Artistes contemporains

L’Association Acquisitions Artistes contemporains

2024 – Béatriz GARRIGO

Béatriz Garrigo est une artiste plasticienne et céramiste née à Barcelone en 1958. Elle vit et travaille dans les Pyrénées-Orientales dans un environnement naturel qui inspire beaucoup son travail. Elle crée principalement des pièces en céramique peintes à la main : vases, plats et objets décoratifs. Son travail est influencé par les formes antiques, la nature et la culture méditerranéenne.

Ses œuvres, réalisées artisanalement en argile rouge catalane, mêlent souvent motifs d’oiseaux, de fleurs et de paysages.

Elle a participé à plusieurs expositions dans la région, notamment au Musée d’Art moderne de Collioure et au Musée d’Art moderne de Céret.

Jarres

Céramique émaillée, 50 x 40 cm.
2 pièces.

Ces pièces monumentales correspondent au travail actuel de Beatriz Garrigo. En héritière des créramistes catalans et en fille de la Méditerranée, Beatriz Garrigo réalise des grands vases ornés. Sur les flancs généreux de ses cruches, animaux et végétaux se déploient pour chanter une terre cuite de soleil, fidèle à une inspiration virgilienne que Maillol n’aurait pas reniée.

Prix : 6 000 € les deux jarres.
Prix consenti par l’artiste pour le musée de Collioure : 3 200 €

Vignes, Collioure

Huile sur toile, 146 x 114 cm.
2 peintures.

Ces deux œuvres ont été réalisées par Beatriz Garrigo en 2008 lors de l’exposition que le musée d’Art moderne de Collioure lui consacre. Les terres escarpées sur lesquelles poussent les vignes de Collioure offrent à l’artiste des parois qu’elle décore.

Cet art presque rupestre n’évacue ni la préciosité de la couleur ni l’amour du motif.

Prix : 9 000 € les deux toiles.
Prix consenti par l’artiste pour le musée de Collioure : 4 500 €

2024 – Patrick LOSTE

Patrick Loste, né en 1955, vit et travaille dans les Albères. Le travail de création de Patrick Loste se fait sur des grandes toiles parfois sur du papier fait main. On observe qu’il y a une sorte de remise en question du support de la peinture car il n’y a aucun cadre ni châssis. Le travail de Patrick Loste est proche de la ligne, du dessin, très spontané.​

Travaillant dans son atelier des Pyrénées, il capture le paysage qui l’entoure dans sa peinture et y retranscrit les chevaux sauvages mais peint aussi des cavaliers inconnus. Sa peinture peut être qualifiée d’aqueuse et les paysages représentés se fondent dans une abstraction auquel il empreinte les couleurs des montagnes environnantes.

Sans titre

Bâche libre, 153 x 303 cm.

Ses bâches libres évoquent les parchemins du Moyen-âge, ces peaux de bêtes grattées par des moines savants et destinées à accueillir quelques récits de légendes.

Ces épidermes se plissent, se creusent, des rides d’argile dessinent avec patience de profonds sillons. En elles s’enfoncent les cicatrices, traces d’un combat titanesque, semblable à celui de l’origine du Monde, et dans lequel le peintre se jette, à corps perdu.

Prix : 12 000 €
Prix consenti par l’artiste pour le musée de Collioure : 4 500 €

2025 – François BERNARDI

François Bernardi né le 17 février 1922 à Collioure est un peintre, dessinateur, illustrateur et écrivain français profondément lié à la culture maritime et populaire de la côte catalane.

Il naît dans une famille de pêcheurs et de vignerons de Collioure. Enfant, il participe très tôt à la vie maritime du village et commence à pêcher avec son père dès l’âge de huit ans. Cette expérience de la mer et du monde des pêcheurs marquera durablement son imaginaire et inspirera une grande partie de son œuvre artistique et littéraire.

Avant de se consacrer pleinement à l’art, il exerce lui-même les métiers traditionnels de sa famille, puis s’oriente vers le dessin, l’illustration, la peinture et la sculpture. Bernadi travaille notamment comme dessinateur de presse, en particulier pour le quotidien régional La Dépêche du Midi.

Parallèlement, il développe une œuvre picturale inspirée par la vie de Collioure, la mer, la pêche et les traditions locales. Son style est généralement figuratif et narratif, cherchant à témoigner de la vie quotidienne des habitants de la côte catalane. Ses œuvres constituent souvent de véritables documents ethnographiques sur le monde maritime et viticole du Roussillon.

Collection BERNARDI

PRIX : 4 000 euros – Achat des Amis du musée de Collioure.

2025 – Sébastien FRERE

Sébastien Frère naît en 1947 dans une famille d’artistes. Son père, Henri Frère, était peintre et sculpteur, disciple et ami du sculpteur Aristide Maillol, et sa mère était la fille du poète Josep Sebastià Pons. La maison familiale à Sorède servait de lieu de rencontres pour de nombreux artistes et intellectuels. Après des études de lettres et des voyages, Frère s’oriente vers la peinture, la céramique et le mur monumental. Il développe un travail profondément lié à la nature, à l’eau, aux roches et aux rythmes visuels, oscillant entre signes, couleurs mouvantes et formes expressives.

Il réalise également de grands muraux sur le thème de l’eau et des œuvres pour des commandes publiques et privées, explorant des matériaux comme l’acrylique, les pigments et l’encre. Son art s’inscrit à la fois dans une tradition méditerranéenne — influencée par les paysages et la lumière du Sud de la France — et dans une approche contemporaine intégrant textures, calligraphies et rythmes abstraits.

Quatre travaux pour le musée de Collioure

MER, 2020, technique mixte sur toile, 130 x 195 cm.
JONDO, 2025, technique mixte sur toile, 116 x 89 cm.
LUMM, 2023, transfert mixte sur carte marine, 52 x 75 cm.
Céramique BLEU-ROUGE, 1988, carreaux sur panneaux bois, 80 x 80 cm.

MER et JONDO, deux œuvres faisant écho à la mer ont été choisies à l’unanimité par le Cercle des Mécènes avec l’accord de la directrice du Musée.
Elles sont évaluées à 7800 € et proposées à titre exceptionnel pour les Amis du Musée de Collioure pour une valeur de 3500 €.
Toute notre gratitude à tous les mécènes et donateurs pour leur générosité.

Sébastien FRÈRE a le plaisir d’offrir deux œuvres aux Amis du Musée de Collioure afin quelles rejoignent les collections du musée.
Ainsi LLUM, transfert sur carte marine, et la magnifique céramique BLEU-ROUGE enrichiront les collections du musée.

BLEU-ROUGE, JONDO, MER, LLUM

Il y a dans les deux premières œuvres, d’apparence simple, une forme de symbolisme.
C’est dans le mural céramique que cette forme paraît la plus évidente, le Rouge/Terre répondant au Bleu/Ciel,
ceci dans un fond sidéral.

JONDO, ou profond, se veut aussi dual : Roches/Eaux. Le seul jeu des nuances des bleus veut suggérer cette
profondeur, alors que l’ocre minéralité de la côte sert de contrepoint.

La toile MER, constellée de reflets solaires, est composée suivant un simple étagement.
Partant du sable se superposent sable mouillé, galets, vagues, jusqu’aux nuées.

LLUM résulte du transfert d’une peinture sur le beau papier d’une carte marine. Les noirs de Chine font s’éclairer
plus vivement les blanches traversées des fonds. Des gris veulent renforcer ce contraste dans une dramatisation
de l’espace.

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